Migration · Linux sur x86 et IBM Power

Migration vers Linux pour entreprises

Nous faisons passer à Linux des serveurs sous CentOS, sous d’anciennes versions de Red Hat Enterprise Linux, sous Windows Server, AIX ou Solaris, sur x86 ou sur le serveur IBM Power que vous avez déjà, et chaque bascule s’accompagne d’un retour arrière testé, pour qu’en cas de problème revenir en arrière soit une étape du plan et non une improvisation.

DepuisVers · survolez une origine

Trajets de migration vers Linux : de CentOS vers RHEL, AlmaLinux ou Rocky ; de RHEL 7 ou 8 vers RHEL 9 ou 10 ; de Windows Server vers RHEL, SUSE ou Ubuntu ; de Windows 10 vers Ubuntu ; d’AIX ou Solaris vers RHEL ou SUSE ; de Db2 sur IBM i ou z/OS vers Db2 sur Linux ; de VMware vers KVM ou OpenShift.RHEL 9 · 10AlmaLinux · RockySUSE SLESUbuntu LTSDb2 sur LinuxKVM · OpenShiftCentOS 7 · 8RHEL 7 · 8Windows ServerWindows 10AIX · SolarisDb2 IBM i · z/OSVMware

Fin de support

La date qui décide quand migrer

Presque personne ne change de système d’exploitation par plaisir. Ce qui lance une migration, c’est une date de fin de support, car à partir de ce jour l’éditeur ne publie plus de correctifs de sécurité et l’auditeur, l’assureur ou la mise en conformité NIS2 commencent à poser des questions sur ces serveurs.

  1. 30 juin 2024CentOS Linux 7 ne reçoit plus de correctifs et RHEL 7 sort de la maintenance
  2. 14 oct. 2025Fin du support de Windows 10
  3. 12 janv. 2027Fin du support étendu de Windows Server 2016janvier 2027
  4. 31 mai 2029Fin de la maintenance de RHEL 8 et du support étendu payant (ELS) de RHEL 7

Scénarios

Ce que nous migrons et ce qui change dans chaque cas

Chaque origine a ses outils et ses pièges, et mieux vaut les connaître avant de demander un devis, car ce sont eux qui fixent le délai et le coût.

Logo Red Hat Enterprise LinuxLogo AlmaLinuxLogo Rocky Linux

De CentOS 7 ou 8 vers RHEL, AlmaLinux ou Rocky Linux

CentOS Linux 7 · 8 → RHEL · AlmaLinux · Rocky Linux

CentOS 7 ne reçoit plus de correctifs depuis juin 2024. Nous le convertissons en RHEL sans réinstallation ou le passons en AlmaLinux ou Rocky Linux, selon le support dont vous avez besoin.

Outils et risques

CentOS Linux 8 ne reçoit plus de mises à jour depuis fin 2021 et CentOS Linux 7 depuis le 30 juin 2024, si bien qu’un serveur qui tourne encore sur l’une ou l’autre accumule depuis un moment des vulnérabilités non corrigées. La sortie dépend du besoin d’un support éditeur avec engagement de service : si c’est le cas, convert2rhel convertit le serveur en RHEL sans réinstallation ; si le support de la communauté et le nôtre suffisent, AlmaLinux et Rocky Linux sont compatibles avec RHEL et le changement se remarque à peine au quotidien.

Convertir ne change pas la version majeure. Un CentOS 7 converti reste un 7, et l’usage est de profiter de la même fenêtre pour passer en 9 avec Leapp ou ELevate, ou d’acheter le support étendu de RHEL 7 comme passerelle le temps de préparer cette montée de version.

Outils
convert2rhel, ELevate, Leapp et, depuis CentOS 8, migrate2rocky
Là où ça se complique
Dépôts tiers comme EPEL, paquets compilés à la main et modules noyau d’autres éditeurs : pilotes de stockage, agents de sauvegarde et antivirus.
Logo Red Hat Enterprise Linux

De RHEL 7 ou 8 vers RHEL 9 ou 10

RHEL 7 · 8 → RHEL 9 · 10

RHEL 7 et 8 sortent de la maintenance le 31 mai 2029. Nous montons de version avec Leapp, ou réinstallons proprement quand le serveur traîne trop de modifications.

Outils et risques

RHEL 7 est sorti de la maintenance en juin 2024 et ne reçoit plus que des correctifs critiques si l’on paie le support étendu (ELS), qui s’arrête le 31 mai 2029, le jour même où se termine la maintenance de RHEL 8. Leapp met à niveau le serveur sur place, toujours d’une version majeure à la suivante, et avant de toucher à quoi que ce soit il produit un rapport de tout ce qui bloque la montée de version, ce qui donne la meilleure mesure du travail à venir.

Passer de la 7 à la 9, ce sont deux sauts d’affilée. Sur des serveurs qui traînent des années de modifications manuelles, il revient souvent moins cher d’installer un RHEL 9 propre, d’automatiser la configuration avec Ansible et de déplacer les données, et c’est ce que nous proposons quand le rapport de Leapp est long.

Outils
Leapp et son rapport préalable, Ansible, Satellite ou Foreman pour migrer par lots
Là où ça se complique
Python 2 disparaît, iptables cède la place à nftables, RHEL 9 retire les network-scripts et sa politique cryptographique refuse les signatures SHA-1 qu’utilisent encore certains certificats et applications anciennes.
Logo Red Hat Enterprise LinuxLogo SUSE Linux EnterpriseLogo Ubuntu

De Windows Server vers Linux

Windows Server 2012 · 2016 · 2019 → RHEL · SUSE · Ubuntu

Windows Server 2016 perd son support en janvier 2027. Fichiers, sites web, .NET moderne et SQL Server passent à Linux sans toucher à l’Active Directory.

Outils et risques

Le support étendu de Windows Server 2016 prend fin le 12 janvier 2027, et avant de renouveler les licences il vaut la peine de regarder quels serveurs peuvent passer à Linux. Les serveurs de fichiers vont vers Samba, les sites IIS vers Apache ou Nginx, les applications .NET modernes (.NET Core et .NET 5 et suivants) tournent sous Linux sans réécriture et SQL Server existe en version Linux depuis 2017.

L’Active Directory peut rester tel quel, car les serveurs Linux rejoignent le domaine avec SSSD et chacun continue de se connecter avec son compte habituel. Ce qui ne peut pas bouger, comme les applications .NET Framework 4 ou les logiciels qui n’existent que pour Windows, reste sous Windows, et nous le disons dès l’inventaire, avant de commencer.

Outils
Samba, SSSD et realmd, .NET sous Linux, SQL Server pour Linux, Ansible
Là où ça se complique
Applications qui dépendent de COM ou du registre, licences tierces liées à Windows et tâches planifiées que personne n’a documentées.
Logo UbuntuLogo Debian

Fin de support de Windows 10 sur le poste de travail

Windows 10 → Ubuntu LTS · Debian

Des postes qui ne peuvent pas passer à Windows 11 mais servent encore pour la bureautique, l’accueil ou la formation. Nous commençons toujours par un pilote.

Outils et risques

Windows 10 n’est plus supporté depuis le 14 octobre 2025 et une bonne partie de ces postes ne remplit pas les exigences matérielles de Windows 11, si bien que l’alternative à la mise au rebut consiste à leur donner un autre système. Linux fonctionne bien pour les postes administratifs, l’accueil du public, les salles de formation et les bornes, où l’on travaille avec un navigateur, la messagerie et la bureautique, et fonctionne mal pour qui dépend de macros Excel complexes ou de logiciels de conception qui n’existent que pour Windows.

Dans le secteur public, ce qui décide d’une migration de poste n’est presque jamais le système d’exploitation : c’est la signature électronique. Elle fonctionne sous Linux, mais les points de blocage sont toujours les mêmes — le middleware de la carte agent et son lecteur, le magasin de certificats utilisé par chaque navigateur, et la chaîne de confiance des certificats qualifiés. En Belgique, c’est le middleware eID qui pose les mêmes questions. Nous testons sur les démarches réelles de chaque profil avant de déplacer qui que ce soit, et si une téléprocédure ne passe pas, ce poste reste où il est.

C’est pourquoi nous commençons toujours par un petit groupe pilote, nous mesurons les incidents pendant quelques semaines et seulement ensuite nous étendons au reste du personnel.

Outils
Ubuntu LTS ou Debian, LibreOffice, middleware de la carte à puce, Ansible pour déployer et maintenir les postes
Là où ça se complique
Macros VBA, périphériques dont le pilote n’existe que pour Windows, et la signature électronique : certificats et cartes fonctionnent, mais ils s’installent navigateur par navigateur et chaque démarche doit être vérifiée.
Logo Red Hat Enterprise LinuxLogo SUSE Linux EnterpriseLogo Ubuntu

D’AIX, Solaris ou HP-UX vers Linux

AIX · Solaris · HP-UX → Linux sur IBM Power ou x86

D’AIX vers Linux sans changer de matériel, dans une autre partition du même IBM Power, ou vers x86 si le projet est de quitter Power.

Outils et risques

Quitter UNIX n’oblige pas à changer de matériel. RHEL, SUSE et Ubuntu tournent sur IBM Power (en ppc64le), si bien qu’un parc AIX peut déplacer des charges vers Linux dans une autre partition du même serveur, ce que nous faisons dans Linux sur IBM Power.

Ce qui passe inaperçu, c’est l’ordre des octets : AIX et Solaris sur SPARC stockent les données en big-endian, alors que Linux, sur x86 comme sur Power (ppc64le), est little-endian, donc même sur la même machine les fichiers binaires qu’écrit l’application elle-même peuvent devoir être convertis. Les données exportées d’une base de données voyagent en revanche sans difficulté. Et si vous allez dans l’autre sens, de Linux vers AIX, nous en parlons dans migration vers AIX.

Outils
Pacemaker à la place de PowerHA, ReaR pour les sauvegardes système (l’équivalent de mksysb), Ansible
Là où ça se complique
Scripts ksh remplis de commandes propres à AIX, gestion des volumes différente et applications compilées dont le code source a disparu.
Logo IBM Db2

Db2 d’IBM i ou z/OS vers Db2 sur Linux

Db2 for i · Db2 for z/OS → Db2 pour Linux

Db2 d’IBM i ou z/OS vers Db2 pour Linux, avec des tests de performance sous charge réelle et le système d’origine disponible jusqu’à ce que le nouveau soit stable.

Outils et risques

Db2 sur IBM i et sur z/OS n’est pas le même produit que Db2 pour Linux : le catalogue change, une partie du SQL aussi, tout comme la façon de l’administrer, et les données passent d’EBCDIC à ASCII ou Unicode en chemin. C’est pourquoi nous traitons ces migrations comme des projets de base de données, avec des tests de performance sous charge réelle avant la bascule et le système d’origine disponible jusqu’à ce que le nouveau soit stable depuis plusieurs semaines.

Après la bascule, nous poursuivons avec le support technique Db2 sur Power et x86.

Outils
Export et chargement Db2, réplication pour des bascules courtes, tests sous charge réelle
Là où ça se complique
Conversion des jeux de caractères, programmes RPG ou COBOL qui accèdent directement aux données et traitements par lots aux horaires serrés.

De VMware vers la virtualisation sous Linux

VMware vSphere → KVM · Proxmox · OpenShift · OpenStack

Machines virtuelles vers KVM, Proxmox, OpenShift ou OpenStack, chaque destination avec sa page : Proxmox, OpenShift et OpenStack.

Outils et risques

Depuis le rachat de VMware par Broadcom et le passage aux licences par abonnement, beaucoup d’entreprises déplacent leurs machines virtuelles vers des hyperviseurs basés sur Linux et KVM.

Outils
virt-v2v, les outils d’import de Proxmox, le Migration Toolkit for Virtualization d’OpenShift
Là où ça se complique
Machines à disques partagés, périphériques en passthrough et sauvegardes qui dépendent de l’API de VMware.

Destination

Quelle distribution choisir

La distribution cible se choisit selon le support dont vous avez besoin et ce que vous allez faire tourner dessus, et presque jamais selon le prix de l’abonnement. Voici les critères que nous utilisons.

DistributionSupport · duréeNous la recommandons pour
Logo Red Hat Enterprise LinuxRed Hat Enterprise LinuxRed Hat · 10 ans + ELSApplications certifiées (SAP, Oracle), secteurs réglementés et IBM Power
Logo AlmaLinuxAlmaLinuxCommunauté · ~10 ansCompatibilité RHEL sans abonnement, avec notre support
Logo Rocky LinuxRocky LinuxCommunauté · ~10 ansMême cas qu’AlmaLinux ; c’est souvent l’équipe qui tranche
Logo SUSE Linux EnterpriseSUSE Linux EnterpriseSUSE · jusqu’à 13 ansSAP HANA et haute disponibilité · support SUSE
Logo UbuntuUbuntu LTSCanonical · 5 ans, 10 avec ProCloud, conteneurs et IA · migrer vers Ubuntu
Logo DebianDebianCommunauté · ~5 ansServices web avec une équipe technique interne

Méthode

Comment nous travaillons

Ce qui sépare une migration sereine d’une migration mouvementée, c’est la possibilité de revenir en arrière. C’est pourquoi chaque bascule est préparée avec un retour arrière testé et une règle écrite qui dit quand l’utiliser.

Inventaire

Ce qui tourne sur chaque serveur, relevé avec des outils et non dans un vieux tableur.

Réplique

Nous clonons, lançons les contrôles préalables de Leapp ou convert2rhel et testons avec ceux qui utilisent les applications.

Pilote

D’abord un serveur ou un groupe d’utilisateurs peu critique, et nous mesurons avant de continuer.

Bascule

Dans une fenêtre convenue, avec un retour arrière testé : instantané, sauvegarde ReaR ou ancien serveur intact.

Transfert

Documentation, formation Linux et support avec nous, si vous le souhaitez.

2004

Nous migrons vers Linux depuis cette année-là

Qui réalise la migration

Nous avons commencé à migrer vers Linux en 2004, et nos premiers clients, c’était nous : un serveur web, quatre ordinateurs et une imprimante. Depuis, nous avons migré des systèmes pour des petites, moyennes et grandes entreprises, pour des mairies, des ministères et d’autres organismes publics.

  • Nous sommes IBM Business Partner et partenaires de SUSE et de Canonical : l’abonnement, la migration et le support peuvent donc figurer dans la même proposition.
  • Nous travaillons avec Linux sur x86 et sur IBM Power, là où aboutissent beaucoup de migrations depuis AIX.
  • Support ensuite pour Red Hat Enterprise Linux, SUSE et Ubuntu, en français, anglais et espagnol.

Questions fréquentes

Ce que l’on nous demande avant de commencer

Combien coûte la migration d’un serveur vers Linux ?

Cela dépend moins du nombre de serveurs que de ce qui tourne dessus : un serveur web standard se migre en quelques heures, une vieille application sans documentation peut prendre des semaines. C’est pourquoi la première étape est un inventaire, à partir duquel nous établissons un devis par phase, pour que vous sachiez ce que coûte chaque partie avant de la valider.

Peut-on migrer sans interrompre le service ?

On peut presque toujours réduire l’interruption à une fenêtre courte et planifiée. Si nous montons le nouveau système en parallèle et répliquons les données, la bascule dure le temps de faire passer le trafic d’un serveur à l’autre ; une mise à niveau sur place avec Leapp, en revanche, demande des redémarrages et se fait de préférence en dehors des heures de travail.

Que faire des serveurs CentOS 7 encore en production ?

Il y a trois options. Les convertir en RHEL 7 avec convert2rhel et souscrire le support étendu, qui fournit des correctifs critiques jusqu’au 31 mai 2029 et laisse le temps de planifier ; les passer en AlmaLinux ou Rocky Linux 8 ou 9 avec ELevate ; ou installer un nouveau système et y déplacer les données. La troisième est souvent la plus propre quand un serveur a derrière lui des années de modifications manuelles.

AlmaLinux ou Rocky Linux ?

Pour la plupart des entreprises, la différence technique est faible : les deux sont compatibles avec RHEL, offrent une dizaine d’années de vie par version et s’appuient sur une fondation. Rocky Linux vise à reproduire RHEL paquet par paquet, tandis qu’AlmaLinux s’engage sur la compatibilité binaire, ce qui lui permet de publier certains correctifs plus tôt. Nous tranchons en général selon les outils que l’équipe utilise déjà.

Peut-on passer de Windows Server à Linux sans toucher à l’Active Directory ?

Oui. Les serveurs Linux rejoignent le domaine avec SSSD et realmd, respectent les utilisateurs et groupes existants, et les droits Samba se gèrent avec les groupes de l’Active Directory : pour l’utilisateur, rien ne change.

Peut-on migrer vers Linux sans remplacer nos serveurs IBM Power ?

Oui. RHEL, SUSE et Ubuntu existent en version Power (ppc64le) et peuvent cohabiter dans des partitions du même serveur avec AIX ou IBM i, ce qui permet de migrer par étapes sans acheter de nouveau matériel.

Qui assure le support après la migration ?

Nous, si vous le souhaitez. Nous proposons le support de Red Hat Enterprise Linux, SUSE et Ubuntu, et si vous préférez que votre équipe s’en charge, nous préparons la documentation et la formation nécessaires.

Qu’avez-vous à migrer ?

Envoyez-nous la liste de vos serveurs et systèmes d’exploitation, même incomplète, et nous vous dirons par où nous commencerions et ce qu’il faudrait vérifier en premier.